POURQUOI LIRE ? #3 La jeune fille à la perle

LA JEUNE FILLE A LA PERLE


  • FOLIO 8€20                                                                                                 TRACY CHEVALIER

 

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En 1664, Griet, jeune fille curieuse et timide issue d’une famille pauvre de Delft, est engagée comme servante dans la maison de Johannes Vermeer pour s’occuper des six enfants de la famille et surtout pour faire le ménage dans l’atelier du peintre. Celui-ci, sentant le potentiel artistique qui se dégage de la jeune fille, lui fait découvrir petit à petit les rudiments de l’art qu’il exerce. Leur proximité va entraîner de nombreuses tensions au sein de la maison des Vermeer, ainsi que des rumeurs qui vont rapidement se propager en ville.

Il y a 2 « pourquoi lire? » sur mon blog : Le chant d’Achille et Max. Deux véritables coup de cœur. Les « pourquoi lire? » seront rare car je veux que le livre soit vraiment exceptionnel et qu’il m’ai vraiment bouleversé, chamboulé. C’est le cas de La jeune fille à la perle, de Tracy Chevalier.

Il était depuis très longtemps dans ma PAL et ce n’est qu’après une vidéo de LiliBouquine je crois, que je me suis décidée à le sortir.

J’avoue que je ne m’y connais que très peu en peinture, et donc que je ne connaissais pas grand chose aux tableaux de Vermeer, ni à Vermeer lui-même. Malgré le fait que l’on sent que Tracy Chevalier a fait un immense travail de recherche sur Vermeer, sa vie, ses méthodes de peinture et plus encore, rien ne nous empêche de lire le livre si l’on ne connait pas du tout.

C’est avec une grand délicatesse que Tracy Chevalier nous fait entrée dans l’histoire d’un grand peintre, imaginant pour nous comment a-t-il pu peintre un de ses plus grands chefs d’œuvres.

« J’ai écrit ce livre parce que j’ai toujours été fascinée par le tableau de Vermeer, La Jeune Fille à la perle. À quoi pense-t-elle ? Parfois, elle semble vouloir séduire, parfois elle paraît triste. Parfois on croit qu’elle a treize ans et d’autres trente ans. Je me demandais ce que Vermeer avait bien pu dire ou faire pour qu’elle ait un tel regard. De cette interrogation est né ce roman. »

— Tracy Chevalier

meisje_met_de_parelJ’ai trouvé ce livre délicat. Une histoire sur l’innocence et surtout sur sa perte. On y voit sans vraiment sans rendre compte la condition des femmes au 17ème. Jamais le roman ne se stoppe sur Vermeer. L’histoire tourne vraiment autour de Griet, d’une jeune fille dans un monde cruel et à la fois magnifique.

C’était également poétique. Ce roman est autant visuel que sensoriel, on y ressent la dureté du travail, on y sent les peintures et les colorants. La sensation du soleil sur la peau et comment il est important pour une toile. Les moments de silence sont aussi très important et à travers le texte, on les ressent aussi bien que les moments de grands bruits, comme aux marchés ou avec les enfants de Vermeer.

Vermeer reste comme ses toiles : mystérieux. On ne sait vraiment pas s’il tient à Griet ou s’il ne s’intéresse seulement à sa peinture.

En bref, vous devez lire ce roman, car en plus d’être poétique, délicat et tendre, il raconte aussi la petite histoire dans la grande avec un grand H. Peut-être tout cela est faux, que Griet n’existait pas et que Vermeer a juste peint une de ses filles, mais Tracy Chevalier écrit avec une si jolie plume qu’on a envie d’y croire et de se persuader que la relation sensible de Griet et Vermeer était réelle… 🙂

POURQUOI VOIR ? #1 NAPOLA

KKKJNapola, elite für den Führer

 

  •  Réalisateur : Dennis Gansel
  •  Acteurs : Max Riemelt , Justus von Dohnányi, Michael Schenk, Tom Schilling
  •  Genre : Drame, Historique
  •  Nationalité : Allemand
  •  Durée : 1h57mn

 

 

 

 

 

Napola, elite für den führer (en anglais : Before the fall) est un film sorti en 2004 et réalisé par Dennis Gansel (La vague, Nous sommes la nuit,), avec  les acteurs Max Riemelt (Sense8,La vague) et Tom Schilling (Generation war, Suite française).

L’histoire de Napola se déroule en 1942, et raconte l’histoire de Friedrich, un adolescent allemand qui, grâce à ses talents de boxeurs, va se voir ouvrir les portes d’une Napola. Une Napola (Nationalpolitische Erziehungsanstalt)  furent les écoles d’élite du IIIème Reich créées en 1933. Elles fonctionnaient sous la forme d’internats et accueillaient de jeunes garçons entre 11 et 18 ans afin de les former à la discipline nazie, avec un enseignement intellectuel entièrement fondé sur le racisme et l’embrigadement, mais également avec un entraînement sportif plus qu’exigeant et parfois à la limite de l’extrême.

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Friedrich est un adolescent naïf qui voit  en cette opportunité d’intégrer une Napola sa porte de sortie de l’usine et son ascension sociale. Il entre donc dans une de ses écoles de l’extrême – contre l’avis de son père, remplis d’espoirs et de rêves. Mais le film nous montre que très vite, Friedrich se rendra compte que cette école n’est pas ce qu’il croit et espère…

Dennis Gansel est un réalisateur très connue en Allemagne. J’avais déjà La vague, son film sur le commencement d’une dictature  dans l’Allemagne de nos jours. J’avais adoré, et trouvé le film d’une très grande pédagogie.  J’ai ensuite regardé plusieurs de ses films, avant que je tombe sur Napola.

Napola est, pour ma part, son meilleur film. Tout d’abord, il nous plonge dans une partie de l’Allemagne nazie méconnue. On en apprend beaucoup plus sur l’endoctrinement des jeunes allemands. Ce film, en quelque sorte, les rend humains, et  on comprend comment ils ont pu croire et faire tout ça..

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L’esthétique et la musicalité du film sont magiques.  On ne voit aucunes images horribles de la guerre, mais on la sent, la ressent, grâce aux acteurs, aux prises de vues, aux musiques. On ressent également, la génération sacrifiée par un régime totalitaire, grâce à une force et une sensibilité qui nous touche et nous bouleverse. Les petits moments de flous, de réflexion des personnages, leurs sourires et leurs larmes,  qui malgré tout ce qu’ils se passent prouve qu’ils sont encore des adolescents « normaux »… C’était beau, extraordinaire. J’ai eu les larmes aux yeux, j’ai pleuré en voyant leurs adolescences, leurs innocences partir en fumé..

J’ai regardé ce film en allemand (j’ai pris LV2 espagnol donc bon…) heureusement, les sous-titres étaient là pour me sauver. J’ai été bluffer de la performance des acteurs. Max Riemelt est extraordinaire et poignant dans son rôle de Friedrich, passant de l’ado fier, fort à un ado pleins de doutes et de remords. Mais alors, Tom Schilling… Tom Schilling brille dans son rôle d’Albrecht, le meilleur ami de Friedrich, fragile, faible, qui déteste la violence et se rend compte des horreurs qu’ils commettent. J’ai été plus que conquise.

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En bref, ce film est pour moi un de mes préférés. C’est grâce au livre Max de Sarah Cohen-Scali, qui m’a donné envie de faire des recherches sur les Napola que je suis tombée sur ce film.  Max Riemelt est en plus, mon chouchou dans Sense8, et Napola m’a confirmé son jeu d’acteur excellent (même à 20 ans dans Napola, il est extra, alors imaginé avec 12 ans de plus dans Sense8!).

C’est un film pas facile qui nous montre une partie de la guerre et du régime nazie méconnue. Il est d’une pédagogie superbe et je pense vraiment qu’on devrait le regarder en classe, afin d’expliquer et de montrer comment les allemands ont eu le cerveau retourné par une idéologie raciste et stupide.  Je vous conseille vivement de regarder ce film, car de mon humble avis, il était vraiment magnifique.

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Lien vostfr (allemand sous titré français) streaming : https://ok.ru/videoembed/35056913022

POURQUOI LIRE ? #2 LE CHANT D’ACHILLE

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Le chant d’Achille est un livre de Madeline Miller, publié en 2011 aux éditions Pocket.  Ce roman est l’histoire d’Achille, héro grec de la guerre de Troie, et de Patrocle, son fidèle ami.   Le récit se déroule à travers les yeux de Patrocle, de son enfance jusqu’à sa mort, et nous suivont ses aventures et son amour pour Achille tout au long du roman. Miller a  choisit, au contraire d’Homère, de nous dévoiler plutôt l’enfance et l’adolescence d’Achille, de faire découvrir aux lectures l’éducation d’Achille par Chiron,  de comment Ulysse l’a trouvé sur une petite île où il était déguiser en fille.

Si j’ai choisi d’écrire un article sur ce bouquin, c’est vraiment parce que je l’ai adoré. Cela a été un véritable coup de coeur que j’ai dévoré en quelques heures. Pour un premier livre, Madeline Miller frappe fort et on voit, à travers les mots de Patrocle, qu’elle y a mis tout son coeur, et une bonne partie de sa vie : 10 ans !     

Ce n’est pas un sujet facile, car ce roman parle de la mythologie grec, de la guerre mais surtout d’homosexualité, pourtant, la langue est d’une simplicité,  d’une clarté , et d’une qualité incroyable, qui rends la lecture vraiment agréable et passionnante. Madeline Miller a sut à la fois restée fidèle aux grands récits de la guerre de Troie tout en y glissant et apportant sa propre voix, ses propres mots, ses sentiments. Ce livre redonne vie aux plus grands héros de la mythologie grecque, et même si l’on connait d’avance la fin, Le chant d’Achille fait partie de ces oeuvres qui maintiennent le lecteur dans l’espérance. Un peu comme dans Titanic, tout le monde sait que Jack meurt, mais tout le monde espère toujours que la fin va subitement changer, même après avoir vu le film 56 fois.

Ce roman est assez connu de l’autre côté de l’Atlantique, et beaucoup de personnes pensent qu’il va devenir plus tard, un livre que les enfants/ado  étudieront au lycée. Le plus beau compliment que quelqu’un puisse donner à un livre, c’est qu’il ne voulait pas que ça se termine. Ça a été le cas pour moi, car il m’a rappelé pourquoi j’aimais la mythologie, les mots, les histoires d’amour impossible et tout simplement pourquoi j’aimais lire.